Imperial Cleaning

Un petit tour à Tataouine-les-Bains

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre. Fréquemment, ils refusaient le paiement des impôts et se soulevaient.

Pages Perso - Fermeture

Menu de navigation

Une idée de prochain article… Reply. Christine 15 mars Christine 26 mars Merci pour ces informations, extrêmement intéressantes. Boukchim Assem 23 mai Christine 2 juin Christine 29 février Laissez un p'tit mot! Entre vous et moi… Christine, nomade sédentarisée 12 ans à Douz puis à Djerba dans le Sud tunisien. Parce que l'été arrive…. Vous aimez le blog? Aimez aussi la page! Pour une escapade sereine.

Envoyer à l'adresse e-mail Votre nom Votre adresse e-mail Annuler L'article n'a pas été envoyé - Vérifiez vos adresses e-mail! La vérification e-mail a échoué, veuillez réessayer. Impossible de partager les articles de votre blog par e-mail. Durant ce même siècle on assiste à des incursions de la part des nomades Ouerghemma et Accaras provenant de la région de la Djeffara. En et , la peste fait ravage avant de revenir en En , Djerba est pillée durant cinquante-huit jours par un aventurier nommé Ali Burghul puis, en , à nouveau attaquée par des nomades de la région de Zarzis.

Cette même année sont relevées une nouvelle épidémie de peste et une révolte. Ce trafic se déplace par la suite vers Tripoli. Alors que dans le reste du pays des hôpitaux, lycées et routes sont construits même dans de petites localités, Djerba doit attendre les années et pour en être dotée.

Les localités de Sedouikech, Guellala et Ajim se vident de la quasi-totalité de leur population active [ 52 ]. Le visage de Djerba a beaucoup changé depuis les années Des rues de la ville de Mos Eisley, sur la planète Tatooine , sont ainsi représentées. À quatorze kilomètres au nord, le marabout de Sidi Jemour sert lui aussi de décor pour Mos Eisley et pour Anchorhead, ancien centre minier de la planète.

Le 11 avril , un attentat est commis contre la synagogue de la Ghriba. Beaucoup de champs ont été abandonnés: Néanmoins, cette partie centrale tend à être partiellement revalorisée par les habitants qui y construisent des résidences principales de type pavillonnaire [ 7 ].

Entouré de hautes levées de terre tabia , il est organisé selon un principe défensif [ 56 ]. Autrefois, les garçons qui se mariaient obtenaient leur propre pièce dans le houch parental.

Il y a également, pour la cuisine et la toilette, le khouss construction en tronc et branches de palmier [ 64 ] , le matbakh cuisine , le houch el bir — puits à eau en général saumâtre qui sert aux travaux ménagers hormis la lessive — et le knif ou mihadh WC. Les réserves alimentaires étaient conservées dans de grosses jarres en terre cuite khabia , tass ou zir fabriquées depuis des siècles dans le village de Guellala [ 66 ] , [ 67 ].

La grande majorité de la vaisselle djerbienne provient également de ce même village. Les couleurs dominantes des habitations djerbiennes sont le blanc vif pour les murs et les toits, le bleu ciel ou plus rarement le vert bouteille pour les portes et fenêtres. Jemaâ Fadhloun en est un autre exemple: Héritage du Moyen Âge , des forts parsèment les côtes de Djerba, témoins de son passé mouvementé. Il abrite actuellement deux zaouïas: Une forteresse entourée par la mer entre Terbella et El Kantara, appelée Borj El Agrab [ 88 ] , dispose encore de fondations solides mais de dimensions plus modestes.

La tradition berbérophone est maintenue surtout par les femmes [ 95 ] , [ 96 ]. Elle a vécu en vase clos pendant des siècles [ 97 ]. La barrière religieuse, malgré la proximité des races, a constitué un obstacle quasi-infranchissable et les mariages, par leur caractère endogamique, ont permis de maintenir une certaine homogénéité ethnique [ ].

Fréquemment, ils refusaient le paiement des impôts et se soulevaient. En pratique, il existe entre eux quelques différences dans le rituel de la prière [ ] , [ 77 ]. Il existe également une église grecque orthodoxe fondée vers , dédiée à saint Nicolas , patron des pêcheurs, et située à proximité du port de Houmt Souk. Certaines portent sur les jours et les nombres: Le septième jour est quant à lui un jour faste célébré après une naissance ou un mariage, de même que le quarantième jour après une naissance ou un décès.

De nombreuses croyances sont liées à la nourriture. Était-ce une façon de justifier des fugues? On croyait également que les âmes des morts rôdaient autour des cimetières durant la nuit et pendant les heures les plus chaudes de la journée.

On raconte ainsi que Sidi Satouri, paysan modeste, possédait un lopin de terre isolé et difficile à travailler. Sa prière achevée, il se rend compte que le cortège a été pétrifié sur place [ ]. De retour au village, il raconte son aventure aux villageois qui, incrédules, se rendent sur place et, voyant le cortège transformé en pierres, considèrent Sidi Satouri comme un saint et édifient sur le lieu de son aventure une mosquée qui porte son nom, Jemaâ Sidi Salem Essatouri [ 21 ].

Ils virent là un signe divin, ajoutèrent trois colonnes de pierre et du mortier et bâtirent la mosquée appelée Jemaâ Sellaouati [ 21 ]. Plusieurs traditions entourent les temps forts du calendrier musulman et tout particulièrement le ramadan. Ainsi, chez certains Djerbiens ibadites la jeune fille qui jeûne pour la première fois en principe dès la puberté est reçue à dîner pendant tout le mois par ses parents et amis et reçoit des cadeaux destinés à son trousseau de mariage coupons de tissu, draps, etc.

Certaines coutumes font intervenir deux personnages traditionnels, en général incarnés par des Djerbiens noirs. Le premier, le tengam , a pour rôle de réveiller les habitants pendant les nuits du ramadan, pour le dernier repas avant le début du jeûne quotidien. Le quinzième jour de ce même mois, les Djerbiens les attendent pour leur offrir zlabias et f'tair larges beignets. Entre les années et , le boussadia est devenu une attraction plus touristique que populaire mais la situation évolue et ce personnage réapparait de plus en plus devant les maisons.

Certaines traditions ont pratiquement disparu, comme celle des moussem , journées qui revenaient plusieurs fois par an et au cours desquelles on se devait de porter un repas de viande ou de poisson aux mosquées [ ] ou aux voisins les plus pauvres. Le sorgho est consommé en gâteaux , entremets sahlab et bouza ou bsissa.

Le riz djerbien est également cuit à la vapeur: Plusieurs variétés de farines de céréales et de légumes secs orge, sorgho, blé , lentilles, pois chiches , fenugrec, etc. Kamounia sauce aux abats et à la viande. Kesra galette de pain. La pâtisserie traditionnelle djerbienne est quant à elle relativement pauvre.

Le chant à thème occupe une place de choix: Les distractions étant rares, les mariages , qui se célèbrent surtout en été, sont attendus en particulier chez les malékites pour lesquels il représente une occasion de défoulement, notamment pour les femmes. Chez les Djerbiens de rite ibadite, les mariages sont plus austères, souvent sans danse voire sans musique [ ].

Le mariage traditionnel se célèbre sur plusieurs jours et compte plusieurs cérémonies [ ] , [ ]. Au Moyen-Orient , elle comprend deux parties: Par ailleurs, plusieurs zaouïas sont visitées, où des bougies sont allumées.

En revanche, les femmes, autrefois majoritairement voilées , peuvent accéder aux soirées musicales organisées pour les hommes. En plus des musiciens locaux, jadis noirs le plus souvent [ ] , les Djerbiens font appel à ceux des îles Kerkennah , dont le folklore est proche du leur [ ] , et parfois à ceux de Ghomrassen , appelés toualeb.

Ce même jour, la zammita [ ] du mariage est préparée au son de chants traditionnels et de youyous. La soirée est dédiée à la cérémonie de la tatrifa: Le lendemain soir a lieu la henna kbira.

Chez le futur marié, un yahni [ ] est servi aux invités. Des cadeaux sont envoyés à sa future épouse: Pendant ce temps, celui-ci se laisse habiller par ses amis à la lumière des bougies et au son de la musique. Le jour suivant, le contrat de mariage est signé et une cérémonie de coiffure, le bambar , a lieu chez la mariée. Avant le bambar , les parents de la mariée offrent un yahni à leurs invités. Une fantasia course de chevaux est parfois organisée lors du parcours [ ] , ou un spectacle de zgara , danse-combat entre deux hommes armés de sabres.

Dans certains villages ce moment est précédé du rituel du derdek: La jeloua a lieu le lendemain et consiste en un après-midi de chants et de danses animé par des musiciennes traditionnelles, en majorité noires, appelées chouachan. Face au soleil se déroule alors un rituel au cours duquel son visage est montré par intervalles aux invités par la zaiana la maquilleuse, en principe noire qui baisse et soulève le boundi au rythme des youyous, la nouvelle épouse gardant les yeux fermés.

Pièces de monnaie et bonbons sont lancés par les frères et oncles de la mariée qui se succèdent à sa gauche sur le coffre, alors que la zaiana se tient à sa droite. Le troisième jour après le mariage ethalath , les parents de la mariée rendent visite à leur fille. La dernière cérémonie essboua a lieu quatre jours après. Leur partie supérieure sert aussi de balai [ ]. Cette nervure est également employée par les pêcheurs pour la confection des nasses [ ]. Elles sont employées à présent pour faire des parasols sur les plages.

Le tronc du palmier coupé en deux dans le sens de la longueur sannour est utilisable pour la charpente du menzel et constitue la plupart des poutres des anciennes habitations et des ateliers de tissage [ 66 ] , [ 61 ].

Il servait aussi à la fabrication de certains instruments des vieux pressoirs à huile. Ils sont également employés par les pêcheurs pour confectionner des cordages et enfiler le poisson vendu à la criée.

Allons, joyeux, à Tataouine-les-Bains !