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Le dernier passage du quiz n'est guère plus brillant: Selon lui "les dix euros" sont certes placés avant l'auxiliaire mais "ce n'est pas le complément d'objet direct", et donc le participe passé ne s'accorde pas. Il vient de commettre une autre erreur en ne reconnaissant pas le COD dans la phrase! Car "les dix euros" sont bien ici le complément d'objet direct, contrairement à ce qu'il avance.

Un élève de primaire peut le vérifier en posant la fameuse question qui permet de le déterminer: En réalité, si l'accord ne se fait pas dans cet exemple, c'est en raison d'une subtilité que lui livre le présentateur de la matinale: Si le ministre voulait prouver que la règle en vigueur n'est pas si difficile à appliquer, c'est raté!

Il s'agit bien plutôt, pour reprendre la terminologie de Grevisse, d'un complément adverbial de mesure. Vous ne servirez pas votre cause avec des arguments ou des sarcasmes qui, tôt ou tard, se retourneront contre vous.

Je ne résiste pas au plaisir de vous livrer la sixième: Ni d'ailleurs contester la règle que rappelle opportunément ledit magazine: Avec quoi est-on censé accorder ici? À la fortune du mot Le blog de Bruno Dewaele. À la fortune du mot. Retrouvez Bruno Dewaele sur www. Vol au-dessus d'un nid À ministre piégé, journaliste piégé Bien mal agi profite quelquefois!

Trait tiré Ce n'est pas la peine d'en rajouter! Crocodile sur Singulier accord! ONU92 sur Singulier accord! Bruno sur Vol au-dessus d'un nid La colonie est fondée le long des berges du fleuve Saint-Laurent en , lors de la découverte du Québec par Jacques Cartier et du développement de relations diplomatiques avec les Amérindiens de la région.

Il faut attendre Tadoussac en pour le premier établissement d'un fort français permanent, origine du village actuel du même nom à l'embouchure de la rivière Saguenay. Les colons français qui peuplent le Canada proviennent principalement des anciennes provinces de France de Bretagne , de Normandie , du Poitou et de la Saintonge , alors que les filles du Roy et quelques dignitaires arrivent de l' Île-de-France et de l' Orléanais [ 36 ]. Entre et , Henri IV charge Troilus de La Roche de Mesgouez , à titre de lieutenant général des pays de Canada, Terre-Neuve, Labrador et Norembègue, d'établir un nouveau poste de colonisation avec quelques dizaines d'hommes et de femmes en Nouvelle-France.

Cette deuxième tentative de colonisation s'effectue sur l' île de Sable , située au large de la Nouvelle-Écosse actuelle. Après de nombreuses tentatives ratées dont La Nouvelle-Angoulême à Long Island et Saint-Augustine en Floride , les Français établissent finalement leur premier comptoir commercial estival à Tadoussac Québec en , grâce à un monopole accordé par le roi à Pierre Chauvin , sieur de Tonnetuit.

En , Dugua organise une expédition qu'il conduit en personne au sud-est du Canada, où il est accompagné de Samuel Champlain, qui y participe en tant que géographe et cartographe, et de Jean de Poutrincourt.

Pierre Dugua de Mons installe, en , une première colonie en Acadie, sur l'île Sainte-Croix, dans le fond de la Baie française. Mais l'hiver terrible enduré par ces premiers colons le conduit, au mois d'août , à la fondation de Port Royal , un lieu protégé des vents du nord-ouest et situé sur un lagon à l'est de la Baie française aujourd'hui dans la vallée dite d'Annapolis Royal, en Nouvelle-Écosse, près de Digby , première capitale de l' Acadie.

Québec est le premier lieu habité à l'année de façon continue par des Français et leurs descendants en Amérique du Nord. Champlain remonte aussi le fleuve en jusqu'au-delà du Sault Saint-Louis rapides de Lachine , à la baie Georgienne partie orientale du lac Huron et navigue sur les eaux de la rivière Richelieu jusqu'au site de l'actuel lac Champlain.

Tout au long de son périple en Nouvelle-France, il établit notamment avec les Innus-Montagnais , les Algonquins et les Hurons-Wendats d'excellentes relations diplomatiques et commerciales, et agit de facto non en titre comme premier gouverneur de la Nouvelle-France. Cependant, les colons européens apportent de nombreuses maladies qui, par les routes commerciales, se propagent rapidement au sein des populations autochtones, faisant des ravages parmi celles-ci.

Les colons français, arrivant souvent très malades dans des bateaux qui ne sont pas très sains, sont sauvés par les remèdes amérindiens. Ainsi, pour soigner le scorbut , les Iroquoiens du Saint-Laurent proposent à Cartier des décoctions d'écorce de cèdre blanc, appelé annedda. Celui-ci … [sera] accompagné de sa femme, [de] son fils, [de] ses deux filles et de son beau-frère. Les Récollets , premiers missionnaires catholiques en Nouvelle-France, arrivent en et se voient offrir une terre aux abords de la rivière Saint-Charles en pour y fonder un couvent.

Bien que l'emplacement soit laissé vacant pendant quelques années, les Récollets reviennent en et se voient rétrocéder le site qu'ils dénommeront Notre-Dame-des-Anges. En , Jean-Baptiste de la Croix de Chevrières , Monseigneur de Saint-Vallier alors évêque de Québec depuis , fait l'acquisition du site et y fonde l'hôpital général de Québec l'année suivante. Aujourd'hui, l'hôpital forme une municipalité enclavée et séparée de Québec sous le nom de Notre-Dame-des-Anges. Dans un but d'évangélisation et d'éducation des Amérindiens, les Jésuites arrivent en Nouvelle-France en Ils fondent le Collège de Québec en pour y instruire les garçons français et les Hurons devenus chrétiens.

Bien que leur principal but soit la conversion religieuse des tribus amérindiennes, le rôle des missionnaires est aussi de découvrir le territoire grâce à leurs relations avec les Hurons. Cependant, en , les Iroquois , soutenus par les Anglais, attaquent les missions de Saint-Joseph et de Saint-Michel en Huronnie, et y massacrent les pères catholiques, dont Jean de Brébeuf , connus aujourd'hui sous la dénomination des Saints-Martyrs-Canadiens.

Afin de diriger la colonie, le roi Louis XIII place le gouverneur de la Nouvelle-France directement sous l'autorité du cardinal de Richelieu dès son entrée en fonction en tant que principal ministre d'État en et jusqu'à sa mort en Par la suite, la régente Anne d'Autriche nommera le Cardinal Mazarin en pour lui succéder jusqu'en C'est en qu'est créé le régime seigneurial , principal mode d'administration des terres de la Nouvelle-France.

Ce système est inspiré du régime féodal de la France sous lequel le censitaire ou habitant est dépendant du seigneur. Fondée par Armand Jean du Plessis, Cardinal de Richelieu, la Compagnie des Cent-Associés dont fait partie Samuel de Champlain , se voit octroyer les droits légaux et seigneuriaux et ce, en plus du droit de distribution des terres. Elle remplace la Compagnie de Montmorency , fondée en , laquelle reprenait le rôle de la première compagnie de marchands de fourrure, la Compagnie des marchands de Rouen , fondée en par Samuel de Champlain [ 39 ] et qui ont toutes deux manqué à leurs obligations de colonisation.

C'est ainsi que le territoire de la Nouvelle-France est divisé en seigneuries , chacune faisant face à un cours d'eau, remises aux colons les plus offrants afin d'en exploiter les richesses, lesquelles deviendront des entités économiques essentielles à leur survie.

De plus, la Compagnie des Cent-Associés obtiendra le monopole du commerce de la fourrure dans les colonies françaises de l'Amérique du Nord. En , ce monopole de la traite sera transféré à la Compagnie des Habitants à l'exception de l'Acadie [ 40 ]. Autre changement important pendant l'année Cet unique code de loi vient ainsi uniformiser les rapports entre les citoyens à la grandeur de la colonie, notamment dans les affaires commerciales et civiles [ 41 ].

À la première conquête de , la Nouvelle-France passe sous domination britannique lorsque le marchand Sir David Kirke , en compagnie de ses frères, prend possession du fort et château Saint-Louis après l'assaut sur la ville de Québec où il somme Samuel de Champlain à la capitulation. Ce dernier est emmené de force en Grande-Bretagne pour négocier les termes de la cession des territoires français en Amérique.

Cependant, après une période de tergiversation de trois ans, celui-ci est libéré, et l'Angleterre restitue la Nouvelle-France à la France en lors de la signature du traité de Saint-Germain-en-Laye.

À son retour en , Samuel de Champlain fait construire l'église Notre-Dame-de-Recouvrance sur le site de Place-Royale dans la basse-ville de Québec et la nomme ainsi pour souligner le fait que la France … [vient] de recouvrer sa colonie [ 42 ].

En , la ville de Trois-Rivières est fondée par un certain Laviolette dont nous ne savons rien d'autre, sinon qu'il est un émissaire de Samuel Champlain , sur la rive nord du fleuve au confluent des trois chenaux dessinés par la rivière Saint-Maurice , à mi-chemin entre Québec et le futur site de Montréal.

Ce site était, depuis le début du siècle, un endroit stratégique pour la traite des fourrures, avec développement vers le nord-ouest. Et c'est en que les premières religieuses de la congrégation des Ursulines s'établissent en Nouvelle-France dans la région de Québec, pour y fonder la première école pour filles en Amérique du Nord.

En , elles s'établiront à Trois-Rivières et, avec l'aide de l'évêque de Québec, achèteront du gouverneur de Trois-Rivières Claude de Ramezay , une maison dans laquelle elles auront pour mission d'ouvrir une école et un hôpital. Lors de l'élargissement des frontières en terrains vacants et du développement de relations diplomatiques avec les Algonquiens , les Français sont aux prises avec la menace des offensives britanniques et iroquoises.

C'est donc dans le but de protéger les colons que Ville-Marie Montréal , fondée en par Paul de Chomedey de Maisonneuve est érigée sur une île au pied du mont Royal. Bien que relevant de l'État laïc, Jeanne Mance est toujours secondée, à compter de jusqu'à sa mort en , par les Religieuses hospitalières de Saint-Joseph. Elle fait construire en cette même année la chapelle Notre-Dame-de-Bon-Secours dans le Vieux-Montréal actuel et fondera la congrégation Notre-Dame en Après les massacres des Jésuites, Charles le Moyne de Longueuil et Pierre Picoté de Belestre entreprennent, à partir de , une série d'expéditions diplomatiques en pays iroquois, lesquelles mèneront à l'expédition menée par le gouverneur Daniel de Rémy de Courcelles en et qui met définitivement fin à la menace iroquoise.

Cependant, alors que les attaques iroquoises et anglaises s'intensifient et deviennent de plus en plus imminentes au cours de ces années, plusieurs Français se dévouent à la défense de la colonie et s'élèvent au rang des héros de la Nouvelle-France.

Le plus connu sera sans doute Adam Dollard des Ormeaux , Sieur des Ormeaux et commandant de la garnison du Fort de Ville-Marie, qui se rend en , lors de la bataille de Long Sault [ 43 ] , avec une équipe de jeunes soldats au Fort du Sault de la Chaudière sur la rivière des Outaouais , afin de défendre la Nouvelle-France contre l'invasion iroquoise. Bien qu'il mourra au combat, il sera néanmoins reconnu pour avoir repoussé l'invasion.

Son nom est encore aujourd'hui bien ancré dans l'imaginaire des francophones du Québec et de l'Ontario qui le célébraient naguère chaque année au lieu de la fête de la Reine au mois de mai. Cependant la fête de Dollard fut renommée la journée nationale des patriotes en à cause de documents historiques qui selon les historiens réduirait Dollard des Ormeaux au titre de pirate qui serait mort en tentant de voler des fourrures et marchandises.

Ces fourrures et marchandise auraient été attendues en France pendant près de deux ans, mais leur envoi aurait été retardé à cause de la guerre avec les Iroquois. Entre et , le coureur des bois Médard Chouart des Groseilliers élargit les limites de la Nouvelle-France en explorant les territoires de ce qui est aujourd'hui le nord de l'Ontario en plus de ceux du pourtour de la baie d'Hudson et devient un des premiers Européens à atteindre le lac Supérieur.

Il y retourne en avec Pierre-Esprit Radisson afin d'y exploiter le commerce de la fourrure. Cependant, à leur retour en , ils sont réprimandés par le gouverneur Pierre de Voyer d'Argenson, vicomte de Mouzay pour commerce illégal. Comme la très grande majorité des familles pionnières du Canada, lesquelles s'établissent notamment à l' île d'Orléans , Charles Aubert de La Chesnaye arrive en Nouvelle-France au courant des années À partir de ce moment, il développera l'activité économique de la colonie, notamment en devenant le premier homme d'affaires du Canada et ce, en créant plusieurs commerces et en acquérant les droits de propriété de compagnies de traite de fourrures, mais aussi en devenant l'un des plus grands seigneurs et propriétaires terriens du Canada.

En , il créera la Compagnie de la Baie du Nord, laquelle obtiendra le monopole du commerce de la fourrure dans la colonie de la Baie du Nord Baie d'Hudson jusqu'en [ 45 ] , année à laquelle elle sera dissoute et remplacée par la Compagnie de la Colonie [ 46 ]. Nommé vicaire apostolique de la Nouvelle-France et sacré évêque en , Monseigneur François de Montmorency-Laval devient le premier évêque de Québec où il arrive le 16 juin Il fonde le Séminaire de Québec en , à l'origine de la première université du Canada et la plus ancienne université francophone en Amérique, l' Université Laval.

Il assume la fonction de gouverneur intérimaire de la Nouvelle-France à deux occasions, soit en et Elle fut reconstruite en en un site où se situe aujourd'hui la Basilique Sainte-Anne-de-Beaupré , un des cinq sanctuaires nationaux du Canada.

L'année verra les débuts de la construction de la basilique Notre-Dame de Montréal grâce aux prêtres de Saint-Sulpice. Bien que le diocèse de Québec ne soit créé qu'en , le vicariat apostolique de la Nouvelle-France est créé en afin d'étudier le terrain pour l'instauration officielle d'une administration catholique au Canada.

L'Église catholique jouera un rôle politique important où l'évêque de Québec sera responsable au sein du gouvernement des domaines touchant à la foi religieuse, à l'éducation et à la santé jusqu'à la révolution tranquille du Québec dans les années Bien qu'il sera par la suite divisé en d'autres diocèses, il conservera son importance politique parmi tous les autres.

En effet, il acquerra le titre d' archidiocèse , de province ecclésiastique et finalement, de primatie de l'Église catholique du Canada. Lors de son arrivée, le roi fait aussi venir des troupes militaires afin de défendre la colonie contre les menaces iroquoises.

C'est ainsi que le lieutenant-général Alexandre de Prouville , marquis de Tracy, fait construire trois forts le long de la rivière Richelieu: Toujours dans l'esprit de sa mission de bâtir la colonie, Jean Talon propose en outre d'instaurer le Conseil souverain au sein d'un gouvernement royal et de créer des cours de justice dans les villes de Montréal, de Québec et de Trois-Rivières.

En , Jean Talon effectue le premier recensement de la Nouvelle-France et, à la suite des conclusions qui en sont tirées, il met en place une série de mesures de compensation et d'imposition afin d'encourager la nuptialité et la natalité.

Tout au long de son intendance, il encourage la colonisation de la vallée du Saint-Laurent, en y créant et en attribuant la grande partie des seigneuries de la Nouvelle-France , tout comme les gouverneurs qui suivront. Ainsi, avec la sédentarisation des nouveaux colons canadiens et la traite de la fourrure, le site de plusieurs centres régionaux historiques actuels sera fixé.

Bien que le régime seigneurial soit l'unique mode de division des terres, Jean Talon projette la création de trois villages en adoptant le plan de lotissement radial des Jésuites sur la seigneurie Notre-Dame-des-Anges en , selon les directives du roi Louis XIV. Cette division des terres, unique en Amérique du Nord, permet le regroupement des colons afin d'assurer leur protection mutuelle contre les attaques iroquoises.

Les terres en forme de triangle tronqué se déploient tout autour d'un quadrilatère central [ 47 ] , situé à l'emplacement de l'arrondissement historique du Trait-Carré de Charlesbourg dans la ville de Québec [ 48 ]. Ainsi, le Conseil souverain sera placé directement sous son autorité et recevra les ordonnances du roi par son intermédiaire. Cependant, plus tard, deux autres principaux ministres de l'État auront une autorité sur la colonie et par le fait même agiront de concert avec les secrétaires d'État de la Marine de l'époque.

Il en est ainsi du Cardinal Dubois qui assumera ce rôle sous la régence du duc Philippe d'Orléans de à ainsi que d' André Hercule de Fleury qui effectuera les mêmes tâches de à sous le règne de Louis XV. Avec cette nouvelle organisation, Jean Talon réussira à diversifier l'économie grâce au système mercantile établi entre la Nouvelle-France, la métropole et les Antilles françaises.

Il agrandit en outre les limites de la Nouvelle-France en chargeant des explorateurs d'étudier de nouveaux territoires. C'est ainsi que le coureur des bois Louis Jolliet et le père Jacques Marquette sont envoyés en exploration le long de la vallée du Mississippi.

En revenant de leur expédition, ils s'arrêtent sur le site de la ville actuelle de Chicago point de passage entre les Grands Lacs du Canada et le bassin du Mississippi et y créent un poste permanent de traite de fourrure. Cependant, c'est en que René Robert Cavelier de La Salle prend possession des lieux et nommera le territoire s'étendant des Grands Lacs au Golfe du Mexique du nom de Louisiane en l'honneur du roi de France. De plus, Jean Talon envoie deux équipes à l'est afin de trouver une solution pour relier l'Acadie et le Canada par route terrestre.

Dans la même lignée d'exploration, Charles Albanel , Paul Denys de Saint-Simon et Sébastien Provencher sont recrutés pour explorer les terres de la Baie du Nord Baie d'Hudson et pour appuyer la souveraineté de la France sur cette région au moment où la Compagnie de la baie d'Hudson y commence ses activités [ 49 ]. Simon François Daumont de Saint-Lusson a pour sa part la mission d'explorer la région de l' Outaouais et du bassin des Grands Lacs, constituant en grande partie l'ensemble de la région canadienne des Pays-d'en-Haut.

Parallèlement le peuplement reste une préoccupation, même si la colonie peut compter sur une immigration de la métropole dont certaines sont dues au bannissement.

Par exemple, entre et , faux-sauniers sont envoyés en Nouvelle-France plutôt qu'aux galères [ 50 ]. Dirigé par Pierre de Troyes , l'explorateur canadien Pierre Le Moyne d'Iberville est envoyé en expédition à la baie James [ 51 ] et se rend donc en dans la région de la baie d'Hudson avec pour mission d'y déloger les Anglais qui y avaient établi la Compagnie de la Baie d'Hudson en Ces derniers avaient indûment pris possession des territoires entourant le plan d'eau après la trahison de Médard Chouart des Groseilliers et de Pierre-Esprit Radisson à l'endroit de la France.

Ces deux explorateurs français avaient suscité l'intérêt de l'Angleterre afin de prendre le contrôle du commerce de la fourrure dans la région en après le refus de Louis XIV de leur accorder les permis d'exploitation. Le seul voyage de l'Angleterre dans la région se fit en lorsque Henry Hudson navigua sur les eaux de la baie d'Hudson. Ce dernier n'avait cependant établi qu'un campement hivernal sur la rive de la baie puisque pris par les glaces, sans exploration des territoires, puis fut laissé pour mort au printemps lors de la mutinerie de son équipage qui retourna en Angleterre.

La compétition pour les territoires, les bases navales, la fourrure et la pêche devenant de plus en plus féroce, maintes guerres éclatent impliquant les Français, les Hollandais, les Britanniques et les tribus amérindiennes comme alliées. Ces guerres intercoloniales se perpétreront environ au même moment que les quatre guerres franco-britanniques en Europe entre et Dans le but de protéger la ville de Québec contre la Nouvelle-Angleterre, le gouverneur Louis de Buade de Frontenac fait construire la première enceinte de la Citadelle de Québec en Au mois d'octobre de cette même année, le gouverneur Frontenac rejette l'offre de reddition de la ville et réussit à repousser les Britanniques de William Phips à la bataille de Québec.

De plus en , à l'emplacement actuel de Kingston en Ontario, celui-ci reprend la construction du Fort Frontenac qui avait été détruit en par les Iroquois, alors que l'ancien fort avait été construit après négociations entre le gouverneur Frontenac et une délégation iroquoise en afin d'étendre le commerce de la fourrure dans les Pays d'en Haut et de protéger Ville-Marie contre les Anglais.

Celle-ci regroupe près d'une quarantaine de nations autochtones et plusieurs milliers de délégués français et autochtones.

Bien que des traités de paix furent avancés auparavant par les différents gouverneurs auprès des Iroquois, ce traité mettra définitivement fin aux guerres franco-iroquoises et de ce fait, aux guerres entre les peuples autochtones mêmes qui avaient débuté avant même l'arrivée des Européens en Amérique du Nord.

Il marquera un tournant dans l'histoire dans les relations entre Français et Amérindiens alliant ainsi les Français aux Iroquois en protection contre les offensives britanniques [ 52 ] , [ 53 ] , [ 54 ].

Par suite de la première guerre franco-britannique guerre de la Ligue d'Augsbourg , le traité de Ryswick de élargit les frontières de la Nouvelle-France, notamment grâce à la reconnaissance par l' Espagne de la partie ouest de Saint-Domingue Haïti comme étant possession française.

De plus, ils mettent provisoirement fin à la guerre en restituant à la France les établissements de la baie d'Hudson et une partie de l'Acadie [ 55 ]. Puis, en cette même année, Pierre Le Moyne d'Iberville est choisi par la France pour retourner découvrir l'embouchure du fleuve Mississippi et coloniser la Louisiane , laquelle est convoitée par les Britanniques. Il y fonde le premier peuplement près de la baie de Biloxi , en compagnie de son frère Jean-Baptiste Le Moyne de Bienville.

Ce dernier fondera La Nouvelle-Orléans en Dans la même période d'exploration qui s'étend vers le Pays des Illinois en Louisiane et au moment où les Français tentent de coloniser davantage les territoires du sud pour faire face à la menace britannique dans la vallée de l'Ohio , Antoine Laumet de La Mothe, Sieur de Cadillac, fonde en la ville de Détroit avec la construction du Fort Pontchartrain. La ville de Windsor , sur l'autre rive de la rivière Détroit , sera peuplée en à même ce fort, alors que le Fort Rouillé sera érigé en à l'emplacement actuel de la ville de Toronto sous l'ordonnance du gouverneur Jacques-Pierre de Taffanel de La Jonquière , marquis de La Jonquière.

Après la victoire britannique à la Guerre de Succession d'Espagne , les Anglais s'emparent, lors du traité d'Utrecht en , de Saint-Christophe aux Antilles, de Terre-Neuve, de la baie d'Hudson et de l'Acadie, puis mènent à la destruction complète de la capitale de cette dernière, Port-Royal Annapolis Royal.

Les territoires de l'Acadie formeront une nouvelle colonie anglaise qui prendra le nom de Nouvelle-Écosse. Cependant, par faute d'une évaluation exacte de la superficie du territoire par les Anglais, les Français conservent en partie l'Acadie - notamment les territoires constituant le Nouveau-Brunswick actuel, l'Isle Saint-Jean Île-du-Prince-Édouard et l'Isle royale île du Cap-Breton , sur laquelle ils entreprennent la construction de la forteresse de Louisbourg qui en devient en la capitale.

Lors de la guerre de Succession d'Autriche , les Britanniques venus de Nouvelle-Angleterre captureront la forteresse en , mais cette dernière sera restituée à la France lors de la signature du traité d'Aix-la-Chapelle en L'année suivante, les soldats anglais fonderont la ville d' Halifax en y créant un avant-poste militaire afin de peupler la Nouvelle-Écosse de colons britanniques.

Pendant la période de paix qui suit le traité d'Utrecht, en plus de la construction de la forteresse de Louisbourg et de la fondation de Port-la-Joie aujourd'hui la ville de Charlottetown par les Acadiens, les colons de la Nouvelle-France construisent le Chemin du Roy en afin de relier Québec, Trois-Rivières et Montréal sur la rive nord du fleuve.

Ce chemin devient la première route carrossable au Canada et est nommé ainsi dans l'espoir que le roi l'empruntera un jour. À partir de , les fortifications de la ville de Québec sont par ailleurs érigées.

De plus, la colonisation française commence à s'étendre le long de la rivière Chaudière , laquelle mène directement aux colonies de la Nouvelle-Angleterre à partir de la ville de Québec, et par conséquent développe la région de la Beauce allant même jusqu'au site actuel de Lac-Mégantic.

Puis, en , la Nouvelle-France agrandit son territoire de plus belle en terres inconnues avec l'exploration de l' ouest canadien. La région est explorée pour la première fois grâce à Pierre Gaultier , seigneur de Varennes et de La Vérendrye, lequel fait construire le Fort Rouge à l'emplacement actuel de la ville de Winnipeg. En , son fils François atteint les montagnes Rocheuses et explore les régions actuelles du Montana et du Wyoming.

Après la guerre de Succession d'Autriche, en , Pierre de Rigaud de Vaudreuil , alors gouverneur de Montréal, reçoit une seigneurie du roi Louis XV sur les terres de la ville actuelle de Saint-Hyacinthe. Ce cadeau de la France devient le dernier legs au Canada. La Nouvelle-France s'étend dorénavant des montagnes Rocheuses aux Appalaches. Cependant, afin de prendre le contrôle du commerce de la fourrure et d'empêcher l'expansion du catholicisme en Amérique, les Britanniques tentent de plus belle de s'emparer des territoires de la Nouvelle-France, notamment en essayant de se rendre dans la vallée de l'Ohio.

Lorsque la guerre de Sept Ans éclatera en entre la France et la Grande-Bretagne en Europe, la guerre fera donc déjà rage en Amérique. Ainsi, la guerre de la Conquête débute au mois de mai lorsque Coulon de Jumonville est envoyé en mission de reconnaissance à savoir si le territoire français dans l'État actuel de Pennsylvanie est en effet envahi par les Anglais et, le cas échéant, pour délivrer à ces derniers une sommation de retrait au nom du roi Louis XV.

Dans cette altercation qui sera connue comme étant l' Affaire Jumonville et la cause directe du déclenchement de la guerre, George Washington est accusé par les Français d'avoir ouvert le feu sur cet émissaire du roi de France. Ce conflit a pour conséquence la bataille de Fort Necessity en juillet de cette même année. Cette dernière mènera à la Déportation des Acadiens surnommé le Grand Dérangement par les Anglais, en cette même année, à partir du village de Grand-Pré dans le bassin des Mines.

Alors que la résistance mènera des Acadiens à se réfugier au Canada, d'autres conflits continueront la déportation dont la prise du Fort Gaspareaux et la bataille de Petitcoudiac en cette même année ainsi que la bataille du Cran en juillet Cependant, le siège de Louisbourg commença un mois avant cette dernière et mène la Grande-Bretagne à contraindre à la reddition les Français de la forteresse de Louisbourg en juillet, laquelle deviendra un point stratégique pour la prise de la ville de Québec.

Une série d'expéditions et de batailles se succéderont pour la prise de la vallée de l'Ohio, au cours desquelles tant les Britanniques que les Français connaîtront victoires et défaites. Parmi les batailles les plus décisives de la guerre de la Conquête sur ce territoire, l'on peut nommer, entre autres, la bataille de la Monongahela , la bataille du Lac George , la bataille de Fort Bull , la bataille de Fort Oswego , l' expédition Kittanning , la bataille de Fort William Henry , la bataille de Fort Carillon , la bataille de Fort Frontenac , la bataille de Fort Duquesne , la bataille de Fort Ligonier et la bataille de Fort Niagara dernière bataille majeure pour la possession de la vallée de l'Ohio.

Le 26 juin , le siège de la ville de Québec débute lorsque les Anglais posent pied à l'île d'Orléans. À la première tentative de débarquement pour la prise de Québec, les Anglais connaissent cependant une défaite lors de la bataille de Beauport au mois de juillet Au mois de septembre de la même année, les troupes britanniques débarquent à l'Anse au Foulon, et des soldats escaladent la falaise de Cap aux Diamants.

La bataille des Plaines d'Abraham devient l'une des batailles les plus déterminantes de la guerre de la Conquête et mène à la prise définitive de la ville de Québec par le général James Wolfe sur Louis-Joseph de Montcalm , marquis de Montcalm. Cependant, les renforts britanniques arriveront avant ceux de la France et mèneront successivement à la capitulation de Trois-Rivières et à celle de Montréal en septembre par le gouverneur Pierre de Rigaud de Vaudreuil de Cavagnial , marquis de Vaudreuil, sous les conditions du général Jeffery Amherst , quelque temps après la bataille des Mille-Îles.

Un dernier espoir est toutefois donné par la France aux colons de la Nouvelle-France au mois de juillet Pendant trois ans, la Nouvelle-France est dominée par un régime militaire anglais, puis à la suite de la victoire britannique à la guerre de Sept Ans , la Grande-Bretagne s'approprie définitivement l'Acadie, le Canada et la partie orientale de la Louisiane entre le Mississippi et les Appalaches au Traité de Paris en Ainsi, la Nouvelle-France prend fin et, bien que plusieurs vestiges de cette période passée demeurent encore aujourd'hui après la vente aux Américains du restant de la Louisiane en par Napoléon Bonaparte , le territoire des îles Saint-Pierre-et-Miquelon reste la seule possession française en Amérique du Nord.

À partir de , les colons français acadiens et canadiens sont coupés de tous liens avec la métropole par l'armée britannique. Du moins jusque dans les années , cette situation mènera ainsi la population acadienne et canadienne-française à un manque d'approvisionnement, à une soumission inconditionnelle de survie puisque coupée de toute défense militaire et autre, et à un appauvrissement face aux Anglais qui prennent possession des terres des Français et ce, tout en étant continuellement approvisionnés par la métropole britannique.

Alors que la France et la Grande-Bretagne sont toujours en guerre en Europe, la Nouvelle-France et la Nouvelle-Angleterre sortent d'une guerre qui a duré près de sept ans. Comme les décisions administratives et politiques concernant les colonies sont prises par les métropoles respectives, le général Jeffery Amherst, à titre de commandant en chef de l'armée britannique en Amérique du Nord, établit un régime militaire provisoire en Nouvelle-France.

Ce dernier ne comporte aucune réforme afin de ne pas provoquer le soulèvement des Canadiens. Pendant cette période, la bataille de Signal Hill met définitivement fin à la présence française à Saint-Jean de Terre-Neuve en Cette même année, la France cède secrètement la Louisiane de l'ouest du fleuve Mississippi, incluant La Nouvelle-Orléans, à l'Espagne par le traité de Fontainebleau.

Cette cession est effectuée afin d'éviter que le territoire ne tombe aux mains de la Grande-Bretagne, mais le territoire sera rétrocédé à la France en , trois ans avant sa vente aux Américains. Après le traité de Paris de , certains Acadiens iront s'établir dans la région qu'ils nommeront Acadiane , mais ils découvriront vite que le territoire sera maintenant possession espagnole.

D'autres reviendront sur les terres acadiennes, rejoignant ainsi ceux s'y étant cachés tout au long du nettoyage ethnique. Cependant, ils seront contraints par l'armée britannique à se disperser en petits groupes et ils coloniseront donc les régions acadiennes actuelles de l'Île-du-Prince-Édouard, de la Nouvelle-Écosse, du Nouveau-Brunswick, du Québec et de Terre-Neuve.

Cette dernière sera motivée par la publication du poème Évangéline: Un conte d'Acadie de l'auteur américain Henry Wadsworth Longfellow en , l'un des premiers jalons dans l'éveil de la conscience collective du peuple acadien [ 57 ]. Après la conquête anglaise en Amérique et la fin de la Guerre de Sept Ans en Europe, la Nouvelle-France disparaît complètement et donne place à l' Empire britannique. De façon similaire au gouvernement de la Nouvelle-France, le gouverneur général est placé sous l'autorité de la Couronne britannique par l'intermédiaire du Bureau colonial Colonial Office.

De plus, le territoire est limité à la base de peuplement de la vallée du fleuve Saint-Laurent. Au cours de la période, la Nouvelle-Écosse s'étendra sur la quasi-totalité du territoire de l' Acadie jusqu'en , les colonies de l' Île-du-Prince-Édouard et de l' Île du Cap-Breton seront créées, et l'on verra s'agrandir les frontières de la Terre de Rupert.

De à , les Amérindiens Outaouais se soulèvent contre les Britanniques, ce qui est connu aujourd'hui comme étant la rébellion de Pontiac. Au cours de cette dernière, les soldats anglais amorcent une guerre biologique auprès de la population autochtone en distribuant des couvertures infectées par le virus de la variole dans les forts amérindiens.

Dans la Province de Québec, les droits des citoyens canadiens-français sont réduits malgré l'entente de capitulation de la ville de Montréal. Les institutions canadiennes sont abolies, alors que des institutions et des cours de justice britanniques sont implantées graduellement.

Par conséquent, les Canadiens français ne peuvent exercer leur religion — ainsi le serment du test est obligatoire pour toute personne voulant occuper une charge civile - et l'utilisation de la Coutume de Paris droit coutumier originaire du Nord de la France est remplacée par la Common law , droit coutumier britannique.

Dès , deux grands mouvements politiques font surface: Devant les menaces d'insurrection dans la province de Québec , sous la pression de l' Église catholique romaine et pour des raisons pratiques, Londres proclame finalement l' Acte de Québec en sous les recommandations du gouverneur Guy Carleton.

Ce nouvel acte élargit les frontières de la colonie en incluant les territoires de l' Ontario actuel et de la vallée de l'Ohio. De plus, l'Acte de Québec redonne aux Canadiens français certains privilèges tels que la conservation du régime seigneurial ainsi que le droit de pratiquer la religion catholique et d'utiliser la Coutume de Paris pour régir le commerce et les rapports civils.

Le serment du test est aboli, mais le droit criminel et pénal britannique est toutefois maintenu. De plus, on interdit aux Canadiens de rétablir les liens avec la mère patrie. À la bataille de Québec de , les Américains attaquent les Britanniques basés à Québec et tentent vainement de s'emparer de la ville afin de soulever les Canadiens français contre la Grande-Bretagne et de gagner leur soutien dans la quête de l'indépendance des États-Unis.

Malgré cette défaite, la ville de Montréal et les forts de la rivière Richelieu sont cependant contraints à la reddition. Le Congrès continental , assemblée législative commune des treize colonies de la Nouvelle-Angleterre, avait tenté à deux reprises de recruter les Canadiens français, mais la majorité de ces derniers décidèrent de demeurer neutres de l'avis du clergé catholique.

Les forces révolutionnaires se retirent ensuite, seule la baie d'Hudson est attaquée en par le français Jean-François de La Pérouse. Bien que le mouvement de réforme ait fait relâche pendant la période de la guerre d'indépendance des États-Unis , il revient en force après la signature du traité de Paris de qui met fin à la guerre.

Un projet de constitution parlementaire sera établi et mènera à l'établissement d'une assemblée législative en D'autre part, les territoires conservés par l'Empire britannique en Amérique du Nord après la guerre d'indépendance américaine, comprenant l'ensemble des Loyalistes s'y réfugiant, seront dorénavant connus comme constituant l' Amérique du Nord britannique.

La majeure partie des Loyalistes s'installeront dans l'ouest de la province de Québec, le long du lac Ontario et de l' archipel des Mille-Îles , fondant entre autres les villes actuelles de Belleville , de Brockville et de Cornwall , tout en peuplant davantage le site de la ville de Kingston. Cependant, plus à l'est, comme les Loyalistes ne sont guère les bienvenus en Nouvelle-Écosse , la partie occidentale de celle-ci se détache afin de former une nouvelle colonie, le Nouveau-Brunswick , qui les accueille en Les Loyalistes s'installeront notamment sur les sites acadiens des villes actuelles de Fredericton et de Saint-Jean.

En outre, avec le début de la Conquête de l'Ouest et la cession des territoires du sud au pays nouvellement formé des États-Unis par le Royaume-Uni, la province de Québec est contrainte à réduire les limites de son territoire. Ainsi, elle perd la vallée de l'Ohio , et les nouvelles frontières du sud sont définies par les barrières naturelles que sont les Grands Lacs et la rivière Niagara.

Afin d'accommoder les loyalistes anglophones qui se sont réfugiés dans l'ouest de la province de Québec, cette dernière est divisée par l' Acte constitutionnel de en deux colonies distinctes, le Haut-Canada et le Bas-Canada.

Le Haut-Canada correspond à l'Ontario actuel, majoritairement composé des Loyalistes de l'Empire Uni issus de la guerre d'Indépendance américaine. Comme toutes autres colonies, le Haut-Canada a son lieutenant-gouverneur nommé par le Gouverneur général. Le Bas-Canada est, quant à lui, dirigé par le Gouverneur général lui-même siégeant à Québec, capitale de l'Amérique du Nord britannique. Le régime d'État est une monarchie dont la Couronne est à Londres et dont la représentation se fait par l'intermédiaire du gouverneur général et du lieutenant-gouverneur.

Cette disposition a donc pour effet de créer un système bicaméral à deux chambres législatives, où le Conseil législatif a pour rôle de contrebalancer et de contrôler le pouvoir législatif donné à la majorité canadienne-française du Bas-Canada via le système démocratique et ce, en nommant des pairs britanniques.

Cette situation mènera donc la politique gouvernementale haut et bas-canadienne à une forme de ploutocratie tout au long de l'existence des deux Canadas. De plus, dans les deux colonies, le poste de secrétaire provincial provincial secretary est créé au sein de chacun des Conseils exécutifs.

Il est placé sous l'autorité du gouverneur général et du lieutenant-gouverneur. Le secrétaire provincial de chaque colonie détiendra un rôle similaire à celui de premier ministre avant l'émergence du gouvernement responsable en et sera notamment chargé des communications entre les gouvernements colonial et impérial. La Clique du Château , nom donné au gouvernement bas-canadien, sera composée des gens de l'élite anglophone montréalaise, dont les figures les plus prééminentes seront sans doute John Molson et James McGill , afin de ne servir que les intérêts commerciaux et autres d'un petit groupe de personnes de la haute société anglaise.

Alors qu'au Haut-Canada, le Family Compact Pacte de Famille mènera une politique monarchiste et ultra-conservatrice, dont le but sera d'établir le modèle britannique, de paralyser les Canadiens français et d'abolir le catholicisme. L'évêque anglican John Strachan en sera la figure la plus notable et verra son influence grandir après la Guerre de Ainsi, deux décennies après la création des deux Canadas, le Canada joue un rôle significatif lors de la Guerre de au cours de laquelle le Royaume-Uni tente vainement de reconquérir le territoire des États-Unis.

Il se démarque, entre autres, lors de la bataille de Queenston Heights au débarquement américain sur la rivière Niagara, de la bataille de York où la ville est acculée à la capitulation, de la bataille de la rivière Thames où les forces britanniques tentent de freiner l'avance des Américains passés par Windsor, et de la bataille de Châteauguay au cours de laquelle les Canadiens français sèment des embûches aux Américains, lesquels tentent sans succès de prendre la ville de Montréal afin de couper l'approvisionnement du Haut-Canada [ 58 ] , [ 59 ].

La défense du Canada lui vaut d'importants avantages à long terme, notamment quant à la création d'un sentiment d'unité et de nationalisme au sein de la population de l' Amérique du Nord britannique. Une immigration massive de la Grande-Bretagne et de l' Irlande vers le Canada se fait sentir en , où les immigrants s'installent notamment sur la péninsule du Niagara et dans les environs d' Hamilton joignant ainsi les Loyalistes arrivés en En cette même année, la ville de Drummondville est fondée à mi-chemin entre Trois-Rivières et la ville de Sherbrooke peuplée en par les Loyalistes afin d'établir un poste de surveillance sur la rivière Saint-François , laquelle donne un accès maritime direct du fleuve Saint-Laurent aux États-Unis.

Une série d'accords mèneront ensuite à de longues périodes de paix entre le Canada et les États-Unis, n'étant interrompus que par de brefs raids opérés par des insurgés politiques, les Fenians Américains d'origine irlandaise , de à contre les autorités britanniques. Ces derniers seront notamment soutenus par le politicien canadien Thomas D'Arcy McGee , mais celui-ci modérera ses propos avant l'invasion fénienne à la bataille de Ridgeway sur la péninsule du Niagara en Aux alentours du site de la ville de Saint-Boniface annexée plus tard à la ville de Winnipeg , laquelle est fondée en et peuplée par les Métis aux abords de la rivière Rouge , le Canada assiste en à la bataille des sept chênes.

Cette dernière met en scène deux compagnies rivales de traite de fourrure, la Compagnie de la Baie d'Hudson et la Compagnie du Nord-Ouest , dont le dessein - qui se solde par une victoire - est la prise de contrôle des provisions de fourrure du Fort Douglas par la Compagnie de la Baie d'Hudson. En , un projet d'union législative des deux Canadas est soumis au Parlement de Londres par Lord Henri Bathurst , alors secrétaire d'État pour les colonies britanniques, Secretary of State for the Colonies.

Cette disposition a pour effet de créer une minorité francophone avec la majorité canadienne-française du Bas-Canada. Des représentants bas-canadien, dont Louis-Joseph Papineau, se rendent à Londres en afin de démontrer l'opposition massive du Bas-Canada. Le projet est finalement abandonné en cette même année. Ce dernier est démis de ses fonctions en cette même année. Les tentatives avortées de réforme constitutionnelle, l'absence de pouvoir réellement légiféré - le népotisme gouvernemental, les difficultés sociales et le sentiment de minorisation des francophones mènent les Patriotes canadiens, dirigés par Louis-Joseph Papineau et insatisfaits de leur position de faiblesse, à envoyer 92 résolutions à Londres en exigeant plus de pouvoirs démocratiques pour le Parlement du Bas-Canada.

Cette commission mène aux 10 résolutions de Russell en , lesquelles incarnent le refus catégorique de Londres et le rejet de l'ensemble des demandes et permettent même au gouvernement colonial d'outrepasser l'autorité budgétaire de la Chambre d'assemblée du Bas-Canada. Le Parti patriote change de stratégie à la suite de ce refus et mène plusieurs assemblées de citoyens, dont les assemblées de Saint-Ours , de Saint-Laurent , de Saint-Marc et de Stanbridge Station , en plus de l' Assemblée des six-comtés où la Colonne de la liberté est érigée.

Au cours de cette dernière assemblée tout comme dans les précédentes, les citoyens soutiennent l'idée des droits de l'homme , de la lutte constitutionnelle, du boycott économique et commercial et approuvent l'organisation paramilitaire des jeunes Patriotes, la Société des Fils de la Liberté. Alors réfugiés au Bas-Canada, plusieurs Acadiens participent aux assemblées de citoyens et soutiennent les Patriotes; leur apport sera d'ailleurs commémoré en par une promenade et un monument en leur hommage dans la ville de Québec [ 60 ] , [ 61 ].

De plus, certains Américains, dont les frères Robert Nelson et Wolfred Nelson et certains Français recrutés par les États-Unis, dont Charles Hindelang , se rangent du côté des Patriotes et appuient l'assemblée, laquelle mènera à la guerre civile du Bas-Canada en , communément appelée la Rébellion des Patriotes.

En , la déclaration d'indépendance du Bas-Canada [ 62 ] , écrite par Robert Nelson alors retourné aux États-Unis avec ses partisans, promulgue la séparation de l'Église et de l'État, puis mène à la création de la République du Bas-Canada.

Cette volonté d'autonomie et cette révolution sont toutefois violemment réprimées par l'armée britannique et mènent à une série de conflits dont la bataille de Saint-Denis , la bataille de Saint-Charles et la bataille de Saint-Eustache. De plus, au cours de la Rébellion, les Iroquois des régions de Kahnawake et de Kanesatake déclarent leur neutralité face au conflit, mais collaborent tout de même avec les autorités britanniques.

Plusieurs villages de la Montérégie sont incendiés et pillés, et des Patriotes sont pendus en , dont François-Marie-Thomas Chevalier de Lorimier , sur le futur site de la prison Parthenais à Montréal. Certains iront en appeler au génocide du Bas-Canada - rappelant celui des populations autochtones de à — qui durera jusqu'à ce que la politique d'éradication linguistique et culturelle entre en vigueur en via l'Acte d'Union [ 63 ] , [ 64 ] , [ 65 ].

De plus, des centaines de familles canadiennes-françaises actuelles sont touchées par la déportation de plusieurs Patriotes [ 66 ]. Ces derniers sont notamment exilés en Australie, colonie pénitentiaire, alors que d'autres doivent s'enfuir aux États-Unis. La Rébellion du Haut-Canada menée contre l'empire britannique est quant à elle de plus courte durée et n'a pas d'incidence directe.

Comme au Bas-Canada, elle a pour but de réformer le système démocratique en introduisant la responsabilité ministérielle. Elle est le fruit de l'insurrection des Écossais menée par William Lyon Mackenzie et son Parti réformiste et qui mène aussi à une déclaration d'indépendance, celle de la République du Canada.

Les révolutionnaires fuient Toronto et vont établir le nouveau gouvernement de la république sur l' île Navy sur la rivière Niagara. Cependant, après avoir été forcés de quitter l'île par la Royal Navy , ils traversent la frontière là où les autorités américaines les capturent et les font prisonniers pour violation des lois de neutralité entre les États-Unis et l'empire britannique. En , le Canada assiste en plus à un conflit de frontière lors de la guerre Aroostook qui oppose les Britanniques aux Américains dans la région acadienne chevauchant le nord-est de l'État du Maine Comté d'Aroostook , l'est du Bas-Canada MRC de Témiscouata et le nord-ouest de la colonie du Nouveau-Brunswick comté de Madawaska , dont le centre est la ville actuelle d' Edmundston [ 67 ].

Une entente entre les États-Unis et le Royaume-Uni divise la région selon les trois frontières connues aujourd'hui. À la suite de l'échec des Rébellions de , la reine Victoria sanctionne la création d'un conseil spécial pour administrer le Bas-Canada et donne en à John Lambton, Lord Durham , la tâche d'étudier la situation politique des deux Canadas.

Le rapport sur les affaires de l'Amérique du Nord britannique rapport Durham traduit les principales recommandations de ce dernier.

Celles-ci sont la réunification des deux colonies ce qui permettrait de réduire la grande dette du Haut-Canada en la répartissant sur tout le territoire et la présence plus importante de la culture britannique auprès des francophones, afin de les y noyer et de les assimiler , car ils sont considérés comme sans culture, sans histoire, sans patrie et sans littérature. C'est ainsi que l' Acte d'Union de fusionne les deux Canadas en une seule colonie quasi-fédérale, la province du Canada, communément le Canada-Uni , abrogeant une partie des droits octroyés aux Canadiens français par l' Acte de Québec de En outre, l' Acte d'Union a pour conséquence de fusionner les dettes du Haut et Bas-Canada afin de former une seule et unique dette publique.

Ainsi, l' Assemblée législative de la province du Canada est dorénavant l'organe qui dirige théoriquement la colonie. Son siège sera alternativement Kingston, Montréal, Toronto et Québec, mais s'installe définitivement à Ottawa en La structure politique de la province du Canada comprend deux premiers ministres qui agissent en tant que conseiller auprès du gouverneur général pour chacune des deux régions désignées en tant que Canada-Est et Canada-Ouest, lesquelles reprennent les mêmes limites que le Bas-Canada et le Haut-Canada respectivement.

Le rôle de premier ministre du Canada-Uni est encore présent aujourd'hui en ce sens où il est l'ancêtre du rôle de lieutenant du Québec où un politicien fédéral agit en tant que conseiller principal auprès de son parti sur des sujets spécifiques au Québec.

À l'Assemblée législative, le Parti Tory ou parti conservateur anglais incarné au sein du Family Compact et de la Clique du Château , perdra peu à peu de son influence jusqu'en Cette année-là, on voit apparaître l'instauration du premier gouvernement responsable du Canada à la suite de l'alliance entre Sir Louis-Hippolyte Lafontaine et Robert Baldwin , tous deux premiers ministres du Canada-Est et du Canada-Ouest respectivement.

De plus, en cette même année , l' Institut canadien de Québec est fondé avec pour mission la promotion de la culture francophone afin de contrecarrer l'influence grandissante de la culture britannique. Depuis l'échec de la Rébellion des Patriotes, les politiciens canadiens-français, dont George-Étienne Cartier , tentent en outre de continuellement négocier avec le gouvernement britannique afin de retrouver leur province et leurs pouvoirs législatifs.

Les riches familles anglaises du Canada s'établiront notamment dans la ville de Montréal capitale financière et fonderont certaines des plus grandes entreprises canadiennes actuelles avec des Canadiens anglais aux postes de contremaîtres et des Canadiens français comme ouvriers.

Pendant plus d'un siècle, la grande majorité des Canadiens français vivra repliée sur elle-même, résignée à son sort dans la pauvreté et sera acculée aux régions rurales où l'Église catholique jouera un rôle politique ultramontain prépondérant dans le maintien de la cohésion et dans le soutien à la société canadienne-française [ 69 ].

Ainsi, face à la croissance de l'immigration britannique au Canada, l'Église catholique tente notamment de contrer l'effet de minorisation des francophones en encourageant la natalité, ce qui est connu aujourd'hui comme étant la revanche des berceaux.

Ce phénomène perdurera jusqu'à la fin des années lors de la révolution tranquille et de la laïcisation de l'État. Au cours de cette période, l'on assistera au détachement de l'Église par les baby-boomers. Ces derniers se soulèveront contre ce qui sera perçu comme étant les abus de l'Église survenus lors de la Grande Noirceur au Québec, de à Avec l'avènement du gouvernement responsable, on assiste à la fondation de nombreux partis politiques et, par le fait même, à la création d'un schéma rudimentaire décrivant les rouages de la scène politique canadienne actuelle.

Étienne-Paschal Taché viendra quant à lui équilibrer la politique avec la création du Parti bleu selon les idées plus modérées de Louis-Hippolyte Lafontaine, lequel parti deviendra plus tard le Parti conservateur du Québec et l' Union nationale , pour finalement s'éteindre lors de la montée du mouvement souverainiste québécois dans les années Au Canada-Ouest, le parti libéral-conservateur sera fondé en par John Alexander Macdonald après la coalition du Parti réformiste formé au cours des années en défenseur de la rébellion haut-canadienne, pour devenir aujourd'hui le Parti libéral de l'Ontario de Robert Baldwin et William Lyon Mackenzie, et du Parti Tory aujourd'hui le Parti progressiste-conservateur de l'Ontario.

Après une gamme de fusions de partis politiques au fil des ans, ce nouveau parti mènera au Parti conservateur du Canada en au sein duquel se retrouveront les Red Tory et les Blue Tory - respectivement les partisans du progressisme et du conservatisme socio-économique. George Brown fondera quant à lui les Clear Grits ancêtre du Parti libéral du Canada et considéré comme étant plus progressiste , à même les membres plus radicaux de la faction réformiste du Parti réformiste, en prônant la Rep by Pop principe de la démocratie représentative où les députés sont élus au prorata de la population , et donc la minorisation des Canadiens français à l'assemblée législative du Canada-Uni.

Ce parti sera perçu comme privilégiant des politiques anti-francophones étant donné le principe défendu de la représentation selon la population et la majorité anglaise qui existe dans l'ensemble du Canada-Uni.

Le blog de Bruno Dewaele